Cette colline n’est jamais vraiment silencieuse
Production de Création Dans la Chambre, présenté à La Chapelle en avril 2024 et au Prospéro en septembre 2024
« Je sais pas quoi faire avec l’ampleur de la tâche de respirer par exemple. Ou bien de faire battre mon cœur. Et puis j’avance pas. J’ai tellement à faire, je suis débordé par l’idée de respirer une fois après l’autre »
Après avoir conquis le public et la critique lors de sa création à La Chapelle, cette « percutante relecture du mythe de Sisyphe » (Le Devoir) a repris vie au Prospero.
Quatre êtres sont coincé·es dans un cycle infini de recommencements. Chacun·e est libre, mais pourtant inlassablement tourmenté·e et accablé·e par les tâches à accomplir, la peur de manquer d’argent, la nécessité de profiter de l’été et autres pensées obsédantes. C’est par la fenêtre de leur chambre qu’iels observent le monde extérieur. Seul un langage plein d’humour leur permet d’avancer, jusqu’au débordement, qui les mènera dans leurs derniers retranchements.
Avec ce théâtre de l’absurde hautement comique, Gabriel Charlebois-Plante propose une expiation collective en nous tendant un miroir dans lequel on reconnaît peu à peu le reflet de nos vies parfois insensées. Faite de préoccupations quotidiennes, la pièce portée par les performances remarquables des interprètes nous entraîne dans une vertigineuse exploration des rapports de pouvoir et de l’origine du châtiment. Réalisée avec cinq tonnes de roches et une seule source de lumière, Cette colline n’est jamais vraiment silencieuse est une tentative de libération de tout ce qui alourdit la vie et empêche l’amour de soi et des autres.
Crédits
Texte : Gabriel Plante I Mise en scène : Gabriel Plante I Conception musicale : Christophe Lamarche-Ledoux I Assistance à la mise en scène : Isabelle Paquette I Scénographie : Odile Gamache I Conception des costumes : Maude Arès I Direction technique : Guillaume Lafontaine-Moisan I Éclairages : Julie Basse
Distribution : Etienne-Lou, Philippe Boutin, Amélie Dallaire, Papy Maurice Mbwiti, Élisabeth Smith
« L’éclairage, centré sur un seul projecteur, accompagne les personnages comme un complice silencieux. Il les éclaire, les guide, mais parfois semble aussi les observer, les écouter, tel un maître des lieux (Dieu ?). Ce jeu subtil entre lumière et obscurité crée une atmosphère suspendue, où même les silences parlent. »
- Entracte culture
« …Soulignons aussi le travail des conceptrices Odile Gamache (scénographie) et Julie Basse (lumière). »
- Luc Boulanger, La Presse
« L’éclairage, qui, rappelons-le, ne tient qu’à un seul projecteur de poursuite, a un rôle, lui aussi. Il est l’interlocuteur du personnage qui le cherche, lui parle, s’en évade dans un jeu minutieux, bien mesuré, qui ne vient pas parasiter l’action. »
-JEU, revue de théâtre
« …quatre comédiens sont sur scène avec cinq tonnes de roches et une seule source de lumière. Comment le recommencement crée-t-il de l’espoir ?… La source lumineuse agit en quelque sorte comme un 5ᵉ personnage, un petit endroit où la communauté se rejoint. »
- Néomédia